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Publié
5 septembre 2024
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Future Talk avec le professeur Fabian Schär, professeur de DLT (blockchain) et de fintech, et directeur du Center for Innovative Finance à l’Université de Bâle
L’open banking suscite beaucoup d’intérêt dans les milieux spécialisés. Dans quelle mesure est-il praticable pour les particuliers?
L’open banking ou l’open finance porte avant tout sur la normalisation et les interfaces. Il n’intéresse donc pas l’utilisateur final. Les implications sont toutefois intéressantes et pertinentes, car une architecture open finance cohérente peut favoriser la transparence, abaisser les barrières à l’entrée et renforcer la concurrence. Grâce à des interfaces ouvertes, les clients pourraient ainsi beaucoup plus facilement obtenir une vue d’ensemble de leur patrimoine ou combiner les services de différents prestataires. Mais le chemin à parcourir pour y parvenir est encore long.
On dit que l’open banking et les services intégrés vont révolutionner ensemble le secteur financier. En sommes-nous loin?
Les interfaces et les normes sont très complexes, surtout lorsqu’il s’agit de systèmes qui ont été développés séparément pendant des décennies et exploités de manière isolée. Ce sont des sujets difficiles, tant du point de vue technique que de l’entreprise. À cela s’ajoute le fait qu’avec une simple solution d’interface, les possibilités de combinaison et d’intégration sont limitées. Par exemple, si plusieurs bases de données sont impliquées, il n’est pas possible de garantir un traitement atomique des transactions entre ces bases de données, comme cela est possible avec une blockchain publique.
Vous avez écrit que la finance décentralisée (DeFi) était l’évolution logique de l’open finance. Mais cette dernière produit plutôt des services centralisés. Une contradiction?
Contrairement à ce que leur nom laisse supposer, de nombreuses applications DeFi sont centralisées. Par DeFi, je n’entends pas tant la (dé)centralisation des différents protocoles ou services que l’idée d’une plateforme neutre permettant la connexion et le passage sans heurts entre les applications les plus diverses. À cela s’ajoute le fait que de nombreuses banques commerciales manifestent un grand intérêt pour le monde financier de la blockchain et s’occupent parfois aussi de blockchains publiques.
La DeFi permet une interaction directe sans établissement intermédiaire. C’est un avantage dans les pays où le secteur bancaire est faible. Mais où réside le grand potentiel en Suisse, où presque tout le monde a un compte en banque?
La DeFi offre des options. Lorsque les services bancaires ne sont pas disponibles ou sont trop chers, la DeFi offre la possibilité de conserver soi-même ses actifs et d’interagir directement avec les protocoles financiers basés sur les smart contracts, avec tous les avantages et les inconvénients que cela comporte. Dans la pratique, rares sont ceux qui voudront le faire sous cette forme extrême. Néanmoins, l’architecture présente de grands avantages, car les options exercent une certaine pression à l'innovation et stimulent la concurrence. Je pense qu’un système financier dans lequel on ne peut pas conserver ou transférer soi-même ses actifs n’est pas idéal.
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La norme PCI DSS 4.0 protège les données des cartes de crédit grâce à des mesures de sécurité renforcées telles que l’authentification multifactorielle et des approches basées sur les risques. Ces mesures renforcent la sécurité et la transparence dans le trafic des paiements.
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Focus
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Panorama
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